De tous les temps, il n’a jamais existé de personnage aussi faux ni aussi artificiel qu’un politicien. Chaque bouffon politique est entouré d’une équipe d’illusionnistes : façonneurs d’image publique, rédacteurs de discours, experts en sondage d’opinion publique, maquilleurs, habilleurs, etc.
Ces clowns de salon n’ont qu’une et une seule ambition : celle de se faire réélire à la prochaine élection. Ce sont des bêtes de pouvoir. Ils ne vivent absolument pas dans le même univers que nous : ils ne sont pas en contact avec notre réalité.
Occasionnellement, pendant un bref moment d’euphorie, nous aurons l’impression que le politicien prend nos intérêts à coeur et qu’il veut vraiment faire en sorte d’améliorer notre sort. Mais la dure réalité reprendra vite sa place : nous réaliserons que le geste posé ou la déclaration faite ne l’était qu’en fonction d’un courant d’opinion renforçant son potentiel de réélection, également connu sous le terme « capital politique ».
Vous n’êtes pas encore convaincu? Bien! Je vous propose un test infaillible.
La prochaine fois qu’un politicien est mêlé à un scandale, fait une déclaration choc ou est coincé dans une situation précaire, regardez le prochain bulletin télévisé de nouvelles et portez attention à deux choses lorsque ce dernier répond aux questions des journalistes : ses yeux et le contenu de ses propos.
Lorsqu’il ment (c’est-à-dire quand il déforme la vérité), pour une fraction de seconde avant de parler, il baisse son regard et le dirige vers le côté; vous verrez, c’est fréquent! Ensuite, écoutez attentivement les propos qu’il énonce et constatez à quel point il peut parler sans répondre aux journalistes qui l’interrogent : « Nous surveillons de près la situation… », « Je n’ai jamais eu personnellement connaissance de… », « Nous réaffirmons notre volonté de faire bouger les choses… », Cette cause nous tient à coeur », etc. Pouvez-vous imaginer des propos plus vides de contenu, plus dénudés d’engagement? Et que dire des journalistes qui se satisfont de ces réponses pré-fabriquées? Des peureux, des couillons qui, eux aussi, ne pensent qu’à sauver leur job.
Je souhaite qu’un jour, un génie sorte de sa bouteille et jette un sort aux politiciens : l’incapacité de mentir et l’obligation de dire la vérité. Imaginez le spectacle dans les assemblées législatives et lors des entrevues et débats télévisés!